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Anglophones : les nouveaux saints martyrs canadiens

Gilles Proulx >

Jean de Brébeuf et le père Lalemant n’ont qu’à bien se tenir ! Voici les nouveaux martyrs canadiens, version 2018. Ils ne se font pas scalper, brûler ou bouillir vifs. Personne ne croque dans leur cœur battant. Mais oh… nos pauvres anglos !

Le français ne disparaît pas assez vite pour eux. Une fois de temps en temps, ils ne peuvent pas totalement l’ignorer. Notamment, lorsque le public réagit à une insultante conférence en anglais seulement chez Adidas.

Cette affaire qui démontre l’anglicisation galopante de la métropole prend donc, pour nos nouveaux martyrs, une signification contraire : ils se sentent attaqués parce que les Québécois osent rouspéter !

La loi 101

Selon le sondage Léger qui sonde les abysses de l’hypocrisie ou de l’inconscience (choisissez) des nouveaux martyrs qui n’ont que trois universités supérieurement subventionnées et un nombre étonnant d’hôpitaux, la loi 101 n’a pas encore été assez charcutée.

Elle a été modifiée une bonne douzaine de fois depuis son adoption et même les éphémères gouvernements de Bernard Landry et de Pauline Marois n’ont pas osé imposer la communication en français entre la machine d’État québécoise et les citoyens… ce qui serait la moindre des choses !

Quebec is the problem

Lorsque nous déplorons qu’un sbire autoritaire de la Fédération canadienne de hockey impose à l’annonceur olympique de prononcer à l’anglaise des noms à connotation française ou latine… c’est une façon de martyriser les anglos !

 

> Lire la suite de l’article sur le Journal de Montréal.

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