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Défendre le crucifix à l’Assemblée nationale : un devoir nationaliste

Alexandre Cormier-Denis >

Devant les appels répétés de la gauche souverainiste à retirer le crucifix trônant au-dessus de la chaise du président de l’Assemblée, il nous apparaît important de rappeler que ce crucifix est le seul symbole canadien-français dans le Salon bleu de l’Assemblée nationale.

Le camp souverainiste – ravagé intellectuellement par 50 ans de propagande déconstructiviste gauchiste – a décidé d’emboîter le pas des forces de l’Anti-Québec en appelant à l’éradication de notre patrimoine historique au nom d’un principe républicain totalement étranger à l’histoire politique du Québec : la laïcité républicaine française.

Au lieu de s’attaquer aux symboles de la domination coloniale britannique, ces laïcards débridés ont décidé de mener une guerre sans merci à l’unique symbole de la présence canadienne-française dans notre Assemblée nationale.

Les souverainistes contre la Nation

Steve E. Fortin a été le premier à mener la charge dans les colonnes du Journal de Montréal :

La laïcité institutionnelle ne saurait faire d’exception en ces lieux aussi symboliques que l’Assemblée nationale, même au nom du patrimoine. Il existe nombre d’endroits qui accueilleront avec dignité et respect cet élément important de notre histoire.

Péchant par ignorance – ou peut-être par omission, ce qui serait plus grave – M. Fortin ne dit rien sur les symboles monarchistes britanniques se trouvant au-dessus de la chaise du président de l’Assemblée. Pour la forme, rappelons que la devise de la Grande Bretagne est « Dieu et mon droit ».

Folie gauchiste : attaquer le passé canadien-français au profit de l’empire britannique au nom du souverainisme

 

Ainsi donc, ce chroniqueur « souverainiste » (sic) voudrait donc éradiquer la présence canadienne-française de l’Assemblée nationale pour n’y laisser que les symboles de l’empire britannique. En matière de schizophrénie politique, difficile de faire mieux. Mais le militant péquiste moyen n’est pas à une contradiction près…

Ce fut ensuite au tour de Josée Legault de justifier le retrait du crucifix au nom du féminisme :

Sa présence rappelle également aux femmes à quel point, même au XXIe siècle, l’Église catholique, en tant qu’institution mondiale, les exclut encore et toujours comme si elles étaient des êtres inférieurs aux hommes.

C’est pourtant grâce à l’Église catholique que de nombreuses femmes peuvent être comptées comme fondatrices de cette grande aventure qu’est la présence française en Amérique. De Jeanne Mance en passant par Marguerite Bourgeoys jusqu’aux Sœurs Grises, ce sont les femmes ayant lié leur destin au Christ qui ont jeté les bases des institutions médicales, scolaires et caritatives du Québec.

L’anticléricalisme primaire de Mme Legault cache au fond une volonté typiquement gauchiste de mettre à bas toute référence positive de l’Église dans notre histoire nationale.

C’est grâce à l’Église, et non en dépit d’elle, que les femmes ont joué un si grand rôle dans l’histoire du Québec

 

Le fondateur de Génération nationale – une organisation totalement tombée dans l’oubli qui se disait nationaliste – Simon-Pierre Savard-Tremblay, en rajoute une couche.

En s’appuyant sur une photo non-datée (probablement prise entre 1887 et 1891) il appelle « au nom de la tradition » à retirer le crucifix qui n’y était pas :

 Avez-vous trouvé le crucifix? Non? C’est normal, vous ne le trouverez pas, car il n’existait pas à l’époque. Il n’a été posé qu’en 1936 par Maurice Duplessis pour officialiser l’union entre l’Église et l’État.

Défendre la tradition ne consiste donc pas à militer pour le maintien du crucifix placé au-dessus du siège du Président de l’Assemblée nationale, mais à être plutôt favorable à ce qu’il ne s’y trouve pas.

Bientôt, M. Savard-Tremblay nous parlera-t-il de jeter également aux ordures le fleurdelisé sur le principe qu’il a été officialisé comme drapeau du Québec par Maurice Duplessis en 1948 et qu’il n’existait pas du temps d’Honoré Mercier ?

Selon cette logique grotesque, faudra-t-il revenir à l’Union Jack comme drapeau national, puisque c’est celui qui trônait au sommet de l’Assemblée législative au XIXe siècle ?

 

Le drapeau idéal du Québec, libéré de tout le passé catholique et canadien-français ?

La déconstruction gauchiste doit être stoppée à la racine

Cette logique de faire table rase du passé est une vieille marotte de la gauche qu’il est essentiel de combattre afin qu’elle n’entraîne pas un processus de dénationalisation encore plus poussée.

En toute logique, la gauche péquiste rejoindra bientôt les appels des Angryphones ou des hurluberlus solidaires afin de changer le drapeau du Québec pour qu’il soit davantage « inclusif »…

 

Le lys français et la croix chrétienne forment le cœur de l’identité québécoise

 

Qu’ils en soient conscients ou pas, en voulant éradiquer la présence canadienne-française de l’Assemblée nationale, ces militants laïcards sont les alliés objectifs du Canada anglais qui vise notre désintégration nationale.

Dans la lutte qui s’entame contre les forces combinées des islamo-gauchistes et du Canada anglais, il faudra également circonscrire les éléments de notre propre camp qui agissent comme les idiots utiles de l’adversaire.

Le gouvernement de la CAQ n’a pas reçu le mandat de la population de déconstruire davantage le Québec au nom d’une utopie républicaine progressiste. Il a été élu parce qu’il représentait tout le contraire : l’instinct de survie d’un peuple noyé par l’immigration massive et le multiculturalisme de l’État canadien.

Le vote pour la CAQ fut un vote profondément conservateur.

Il faudra lui rappeler.

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Un commentaire

  1. François Tremblay

    Merci à Horizon Québec Actuel. Lors des premières charges contre le crucifix à l’Assemblée Nationale il y a 10 ans, aucun intellectuel nationaliste ne le défendait comme symbole canadien-français, tout les foyers canadiens-français de l’époque en possédait un et cela symbolise donc que cette Assemblée est à nous, et personne ne parlait des nombreux symboles de la monarchie britannique et l’église anglicane.

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