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France-Québec : le destin des peuples non souverains est de tomber dans l’oubli

Claude Villeneuve >

Le fracas avec lequel l’enfant Donald a fait tomber le bol de Pablum que tenait le gardien Justin a gardé dans l’ombre le déclin d’un autre rapport diplomatique jadis particulier. Il s’agit de la relation privilégiée que la France entretenait avec le Québec.

Nicolas Sarkozy, inspiré par ses visites à Sagard, ne prisait pas la «non-ingérence, non-indifférence», mais il disait considérer les Québécois comme des membres de la famille. Pour Emmanuel Macron, Ottawa et son photogénique représentant passent désormais avant toute chose.

Justin d’abord

Charles de Gaulle était arrivé à Québec à bord du Colbert, pour éviter d’atterrir dans la capitale fédérale. Pour l’actuel locataire de l’Élysée, voir Justin Trudeau avant le Sommet du G7 était prioritaire, tensions commerciales avec Washington obligent.

N’empêche. On a un goût amer en bouche lorsque l’on constate que son allocution prévue à l’Assemblée nationale a été annulée. On se serait attendu à ce que l’on évoque des raisons de sécurité, dans le contexte incertain des manifestations qui ne sont pas arrivées. Encore plus blessant, on a évoqué un conflit d’horaire, signe que le Québec ne fait plus partie des priorités temporelles du président de la République française.

[…]

On est bien loin de l’époque où Johnson et le Général chantaient la Marseillaise et provoquaient une crise diplomatique avec Ottawa

Se révéler au monde

[…]

On voit le résultat. Pour ce président à la pensée libérale et qui n’aime pas les frontières, sa relation avec Justin Trudeau prime le lien historique entre la France et le Québec, qui nous avait permis de nous révéler au monde.

L’oubli, c’est le destin des peuples non souverains.

> Lire l’article en intégralité sur le Journal de Montréal.


Extrait de la conférence de presse du Général de Gaulle suite au célébrissime « Vive le Québec libre ! »

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