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Guide idéologique – 3e partie : l’hégémonie culturelle gauchiste

Voici le troisième article d’une série visant à établir un guide idéologique pour les patriotes québécois du XXIe siècle. Une fois complété, il vise à former le corpus idéologique d’Horizon Québec Actuel. >

 

Troisième mal

L’hégémonie culturelle gauchiste

La gauche fédéraliste a toujours été complaisante à l’égard des régimes totalitaires communistes 

Depuis la Révolution tranquille, le camp historique de la droite nationale a été définitivement relayé aux oubliettes de l’histoire politique du Québec. Alors que les premiers partis souverainistes étaient marqués idéologiquement par le catholicisme et/ou le conservatisme – l’Alliance laurentienne de Raymond Barbeau et le Ralliement national de Gilles Grégoire – les idéaux progressistes se sont imposés de manière quasiment hégémonique sur l’ensemble du mouvement souverainiste.

L’existence de mouvements, partis et revues politiques indépendantistes ancrés à gauche (FLQ, RIN, Parti pris, etc.) a évidemment largement contribué à associer – à tort – l’indépendance du Québec aux utopies marxistes des années 1960′.

Horizon Québec Actuel croit que l’alignement systématique du mouvement souverainiste sur les idéaux progressistes de la gauche culturelle et/ou post-marxiste nuit considérablement à la souveraineté du Québec.

 

En finir avec le trio  « anticolonialisme/tiers-mondisme/socialisme »

Le néonationalisme issu de la Révolution tranquille s’est distingué du nationalisme défensif et profondément enraciné dans la tradition catholique des habitants du Canada français. De Canadiens français, nous devenions Québécois, excluant de facto toute la diaspora qui débordait les frontières de la province.

À ce rejet du passé canadien-français s’est jumelée une fascination pour les mouvements de libération qui agitaient alors le reste du monde.

Il s’est donc développé tout un discours anticolonialiste et tiers-mondiste au sein du nationalisme québécois liant les révoltes d’Afrique et d’Asie au souverainisme d’ici.

Ce que les plus radicaux des néonationalistes n’ont pas pu prévoir ou n’ont pas voulu voir, c’est que l’effondrement global de la mythologie tiers-mondiste, anticolonialiste et socialiste allait jeter le nationalisme québécois dans un cul-de-sac idéologique.

Horizon Québec Actuel propose d’en sortir en assumant trois propositions.

 

1. Nous sommes des colonisateurs

Au nom du Christ et du roi de France

Face aux hystériques gauchistes qui accusent les Québécois d’être un peuple colonialiste, il est quelque peu pitoyables de voir les souverainistes jongler afin d’affirmer que les Québécois ne peuvent être des colonisateurs, puisque ce sont eux « qui ont été colonisés ».

Évidemment, tout cela sonne quelque peu faux.

Avec raison.

Bien sûr, que nous sommes un peuple de colonisateurs. Cela relève tellement de l’évidence qu’il est presque gênant de devoir le rappeler.

La Nouvelle-France, dont nous sommes les héritiers, a été fondée par des colons français – missionnaires, aventuriers, soldats, marchands – qui ont pris possession du territoire au nom du Christ et du roi de France. Nos ancêtres sont arrivés sur une terre sauvage habitée uniquement par des populations primitives qui ne possédaient ni la roue, ni l’écriture et dont certaines d’entre elles pratiquaient le cannibalisme.

Cela ne nous a d’ailleurs pas empêchés de tisser le plus grand réseau d’alliance avec les peuples autochtones jamais vu en Amérique.

Nous avons civilisé cette terre où nous y avons tout construit : écoles, hôpitaux, forts, routes, etc. C’est à la pugnacité et au courage de nos ancêtres que nous devons le mode de vie que nous avons actuellement.

La Conquête par l’Empire britannique n’invalide pas ce constat de fait : nous sommes les héritiers du projet colonial français en Amérique.

 

2. Nous sommes des Occidentaux

Le Québec est fils de l’Europe chrétienne

Le Canada français s’est toujours représenté comme appartenant à la chrétienté occidentale.

Il aura réellement fallu l’inversion perverse de la pensée gauchiste pour nous convaincre que notre situation nationale était comparable à celle des populations du tiers-monde.

Enfants de la civilisation gréco-latine, catholique et européenne, les Québécois appartiennent indubitablement au monde occidental. Tous les maux qui affectent aujourd’hui le Québec affectent également l’Occident : Grand Remplacement, dénatalité, déchristianisation, libéralisme sociétal, théorie du genre, effondrement du sentiment national, etc.

La spécificité géopolitique des Québécois réside dans le fait que nous sommes un peuple sans État souverain. 

Francophones isolés dans la mer anglo-protestante de l’Amérique du Nord, notre combat est civilisationnel, linguistique, démographique et culturel.

Notre condition nationale peut nous faire apprécier les immenses efforts qui ont été déployés par d’autres peuples occidentaux pour parvenir à leurs fins. Pensons notamment aux Irlandais et aux Polonais dont les identités nationales ont longtemps été liées au catholicisme, tout comme c’est le cas pour nous.

 

3. Nous sommes des capitalistes

L’anticommunisme est un humanisme

Face à l’échec époustouflant des systèmes socialo-communistes du XXe siècle, il est toujours aussi incroyable de voir des souverainistes défendre les lubies marxistes sorties d’un autre âge. Qu’elles soient implantées en Europe, en Asie ou en Amérique latine, les idées marxistes mènent à l’ensauvagement, au génocide à grande échelle et au désastre économique.

Toutes les révolutions marxistes instrumentalisent le patriotisme sain des populations afin de leur faire accepter le totalitarisme communiste. Les mensonges des tyrans communistes du tiers-monde qui mettent en esclavage leurs populations au nom de la lutte « anti-impérialiste » en sont les plus criants exemples.

Il faut se libérer de cette prison mentale gauchiste qui transforme systématiquement les patriotes du Québec en défenseurs des causes communistes.

En s’associant aux pires régimes de l’histoire de l’humanité, le mouvement souverainiste peine à assurer sa crédibilité au sein d’une population largement acquise au respect de la propriété privée et à l’économie de marché.

Cela n’empêche évidemment pas les patriotes d’avoir une sensibilité pour les inégalités sociales, notamment en portant une réflexion sur la doctrine sociale de l’Église, pierre angulaire de la pensée économique canadienne-française.

> La quatrième partie portera sur les forces de l’Anti-Québec.

> Lire la première partie : le Grand Remplacement

> Lire la seconde partie : le multiculturalisme et ses équivalents

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