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La Canadianisation de la fête nationale

Alexandre Cormier-Denis

À l’occasion du 150e anniversaire de l’Acte de l’Amérique du Nord britannique, le gouvernement fédéral a décidé d’organiser une seconde Fête de la Saint-Jean-Baptiste – rebaptisée Fête de la francophonie – à travers le Canada, dans le but de dénationaliser un peu plus la nation québécoise et de l’intégrer au grand récit multiculturaliste canadien. Patrimoine Canada a donc décidé d’investir des millions de dollars afin de canadianiser un peu plus le Québec.

Présenter les Québécois comme de simples « francophones » canadiens revient explicitement à rejeter toute revendication nationale des Québécois, dans le but assumé d’en faire une communauté comme une autre du grand tout multiculturel fédéral.

En tant que candidat du Parti indépendantiste, je dénonce fermement cette récupération politique canadienne faisant de la St-Jean-Baptiste une fête communautariste dont le but explicite est de normaliser la situation québécoise au sein de l’ordre fédéral actuel.

J’invite également tous les souverainistes à dénoncer cette récupération politique visant à noyer la Fête nationale du Québec afin d’en finir définitivement avec toutes les prétentions nationales du Québec.

Notons que le budget de la Fête nationale a été largement amputé par le régime libéral, toujours à l’affût d’une tentative d’amoindrir la visibilité de la présence québécoise, comme l’a prouvé le récent voyage de Philippe Couillard au Proche-Orient, où l’on pouvait noter l’absence de drapeaux québécois lors de certains événements officiels.

Si les électeurs de Gouin m’honorent du rôle de député de leur circonscription, je m’engage à répondre aux demandes de l’organisation responsable de la Fête nationale – le Mouvement national des Québécois, dirigé par Martine Desjardins – afin de réinvestir dans les célébrations entourant la Fête nationale du Québec et ainsi défendre les revendications historiques de la Nation québécoise.

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