Accueil / Multiculturalisme / La diversité n’est pas notre force

La diversité n’est pas notre force

Alexis Cossette-Trudel, Ph.D (Sc. Rel.). >

La « diversité culturelle » ne fut Jamais une force pour quelque nation ou empire que ce soit, quoi qu’en disent les défenseurs du multiculturalisme. Le phénomène de « diversité culturelle » correspond plutôt dans l’histoire des peuples, au moment où les États perdent de leur cohésion interne, s’essoufflent et s’effondrent sous le poids de leurs contradictions. Elle mène invariablement dans un premier temps à la ségrégation des groupes ethniques, puis à la fragmentation sociale et enfin à la balkanisation et au démembrement des États. On le constate aujourd’hui dans de nombreux pays multiculturels : la limite est atteinte et le lien social est menacé.

Le slogan orwellien « La diversité, c’est notre force », martelé partout par les censeurs de la novlangue mondialiste – de Denis Coderre à Justin Trudeau -, évoque les oxymores de 1984 tels que «La guerre, c’est la paix» ou encore « La liberté, c’est l’esclavage ». Aujourd’hui, un nombre croissant d’études scientifiques (1) démontrent en fait le contraire : que la diversité ne serait aucunement source de force et de stabilité politique et qu’elle serait une menace pour la cohésion interne des États. En effet, s’il était déjà très difficile de faire cohabiter pacifiquement des gens d’une même culture dans un même espace social, comment faire parler d’une même voix une macédoine de religions, de langues, de code sociaux et de référents culturels, tels que nous l’impose aujourd’hui le Babel 2.0.?

 

Le slogan orwellien du Canada trudeauisé

 

Des dizaines d’études récentes ont démontré que la coexistence de plusieurs groupes ethniques au sein d’un même espace social tend non seulement à miner la confiance des citoyens envers les institutions, mais qu’elle détruit également à moyen terme la cohésion sociale. La diversité accrue augmente par ailleurs les risques de conflits inter-ethniques. Nombre d’études démontrent que plus l’on accroit la « diversité » au sein d’une société, plus cette dernière tend à se fragmenter. La diversité, passé un certain seuil, n’est plus une « force » comme on tente de nous le faire croire, elle serait plutôt une véritable bombe à retardement. À l’instar du communisme, dont il se veut une excroissance, le mensonge multiculturel s’effondre aujourd’hui sous nos yeux, écrasé par le poids de ses contradictions (2).

Le programme mondialiste de promotion de la « diversité » à travers l’immigration de masse dans les pays de la zone atlantique vise en dernière analyse à fragmenter les peuples, à détruire les cohésions, les spécificités culturelles et les solidarités nationales au profit du Marché. C’est à tout le moins ce que Peter Sutherland (président du Comité de l’ONU sur les mouvements migratoires), annonçait à la BBC en 2012 : « L’Europe doit en finir avec son homogénéité culturelle » (3). Si une certaine immigration limitée et culturellement compatible a pu être bénéfique dans certains cas pour les pays d’accueil, le volume massif et incontrôlé de la déferlante migratoire en provenance de cultures souvent incompatibles brise aujourd’hui tous les équilibres et viole l’identité, la culture et la cohésion sociale des peuples européens.

 

L’immigration au Québec est un facteur de division sociale en plus de coûter des fortunes à l’État

 

Il n’y a plus aucune raison qui puisse justifier les niveaux d’immigration actuels en Occident. La folie multiculturelle qui frappe la civilisation occidentale est tout à fait inexplicable tant d’un point de vue économique (4) que sociologique. Les minces bénéfices liés l’immigration de masse ne peuvent aucunement en compenser les inconvénients, ni les coûts liés à l’intégration. Il s’agit à vrai dire d’un naufrage civilisationnel que les gouvernements de pays comme la Suède, l’Angleterre, l’Allemagne, la France et le Canada embrassent ouvertement, ce, contre les intérêts de leurs populations.

Il y a quelques années, Pierre Curzi, alors au PQ, avait fait part d’études sur l’exode des « francophones » de l’ile de Montréal, n’en citant comme cause que la réalité économique. Or, bien que la réalité économique puisse jouer un certain rôle dans l’exode des « francophones », l’hétérogénéité ethno-culturelle croissante de plusieurs quartiers montréalais devrait également être mise en cause. Passé un certain seuil d’immigration en effet, les nouveaux arrivants ne s’intègrent plus à la culture d’accueil et forment des ghettos reclus où l’on vit comme dans le pays d’origine (5). Ces deux phénomènes; la ghettoïsation des immigrants et l’exode des de souche, sont constatés partout ailleurs, dans les métropoles européennes entre autres, où les populations dites de souche quittent les quartiers à fort niveau de « diversité culturelle » pour s’établir dans des banlieues où le niveau de cohésion sociale est beaucoup plus élevé.

Au terme de ce processus de « diversification » forcée, l’individu ne se reconnait plus dans la collectivité. Il se replie sur lui-même, s’enferme dans le consumérisme individualiste et décroche finalement des grands projets collectifs. À quand un vrai débat au Québec sur la diversité et l’immigration de masse?

M. Cossette-Trudel est candidat au doctorat en sémiologie à l’UQAM

(1) Études

-Zachary P. Neal, Jennifer W. Neal. The (In)compatibility of Diversity and Sense of Community, American Journal of Community Psychology, Volume 53, Issue 1-2
March 2014 Pages 1–12

-Andrej Kokkonen, Peter Esaiasson, Mikael Gilljam. Migration-based Ethnic Diversity and Social Trust: A Multilevel Analysis of How Country, Neighbourhood and Workplace Diversity Affects Social Trust in
 22 Countries, Scandinavian Political Studies, 2014. Volume 37, Issue 3
September 2014 Pages 263–300

-Robert D. Putnam. E Pluribus Unum: Diversity and Community in the Twenty-first Century, Scandinavian Political Studies, Vol 30, issue 2, 2007, pp. 137-174.

– Ziller, Conrad. Ethnic Diversity, Economic and Cultural Contexts, and Social Trust: Cross-Sectional and Longitudinal Evidence from European Regions, 2002–2010, Social Forces, Volume 93, Issue 3, March 2015, pp. 1211-1240.

-Wickes
, Rebecca. Zahnow,
 Renee. White,
 Gentry. Mazerolle, Lorraine. Ethnic Diversity and its Impact on Community Social Cohesion and Neighborly Exchange, Journal of Urban Affairs, Volume 36, Number 1, pp. 51–78.

-Rummel, Rudolph, J. Is Collective Violence Correlated with Social Pluralism ? Journal of Peace Research, Vol 34, No 2, 1997, pp. 163-175.

-Dinesen, Peter Thisted. Sønderskov, Kim Mannemar. Trust in a Time of Increasing Diversity: On the Relationship between Ethnic Heterogeneity and Social Trust in Denmark from 1979 until Today, Volume 35, Issue 4, December 2012 , pp. 273–294.

– Aksoy, Ozan. Effects of Heterogeneity and Homophily on Cooperation, Social Psychology Quarterly 2015, Vol. 78(4) pp. 324–344.

(2) « Merkel says German multicultural society has failed »
http://www.bbc.com/news/world-europe-11559451

« State multiculturalism has failed, says David Cameron »
http://www.bbc.com/news/uk-politics-12371994

(3) EU should ‘undermine national homogeneity’ says UN migration chief http://www.bbc.com/news/uk-politics-18519395

(4) Grubel, Herbert (et. al.), The effet of Mass Migration on Canadian Living Standards, Fraser Institute, 2009, 236 p.

Dubreuil, Benoît. Marois, Guillaume. Le remède imaginaire : pourquoi l’immigration ne sauvera pas le Québec, Boréal, 2011, 320 p.

Tribalat, Michèle, Les yeux grands fermés : l’immigration en France, Denöel, 2010, 222 p.

Rowthorn, Robert, The Costs and Benefits of Large-Scale Immigration, Civitas, 2015, 100 p.

(5) Advani, Arun. Reich, Bryony, Melting Pot or Salad Bowl : The Formation of Heterogeneous Communities, Institue of Fiscal Studies, 2015, 49 p.

Voir également

Charia à Montréal : des femmes exclues d’un chantier à proximité d’une mosquée

TVA Nouvelles > Le propriétaire de deux mosquées a fait des pressions sur un entrepreneur …

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *