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La submersion migratoire

Alexandre Cormier-Denis

Pour les câlinours qui ne comprennent pas encore que nous subissons une submersion migratoire sans précédent au Québec, je vous invite à consulter le bilan de l’Institut de la statistique du Québec qui vient de sortir. On y apprend qu’uniquement pour le premier semestre de 2016, le Québec s’est fait imposer 28 755 nouveaux arrivants et l’Institut prévoit que l’immigration sera plus importante cette année alors qu’elle se chiffrait déjà à 48 982 entrées en 2015.

À titre de comparaison, le Québec recevait 19 476 immigrants en 1986.

Récapitulons:
1986 – 19 476 immigrants.
1996 – 29 806 immigrants.
2006 – 44 689 immigrants.
2016 – 28 755 immigrants, uniquement pour le premier semestre.

Ainsi en 30 ans, le nombre d’immigrants reçus par année a plus que doublé.

À titre de comparaison, il est également important de rappeler qu’en terme d’immigration légale, le Québec reçoit proportionnellement deux fois plus d’immigrants par habitant que les États-Unis d’Amérique ou la France. Nous subissons une des politiques migratoires des plus agressives du monde occidental.

L’immigration de masse est un sujet tabou pour la droite néolibérale et la gauche multiculti

Le chef du Parti Québécois, Jean-François Lisée a d’ailleurs été élu à la tête du parti en promettant de réduire le nombre d’entrées. Malheureusement, il n’a pas été en mesure de faire une critique claire et décomplexée de l’immigrationnisme intégral que nous subissons. M. Lisée a promis de remettre les seuils d’accueil dans les mains du vérificateur général. Au fond, cela constitue une façon de se délester du poids décisionnel de l’épineuse question du nombre acceptable et cela participe également à l’utopie d’une vision managériale et apolitique de l’État.

Or, la politique est au centre de l’idéologie immigrationniste. L’immigration de masse sert à mettre les travailleurs locaux en concurrence avec des pauvres surqualifiés du Tiers-Monde pour faire pression sur les salaires en plus d’encourager le communautarisme et la fragmentation sociale. La création de la concurrence victimaire qui accompagne inévitablement l’immigration de masse – culpabilisation du peuple majoritaire, repentance nationale, pleurniche des associations antiracistes, etc. – ne sert qu’à permettre une dissolution totale de tout sentiment de solidarité nationale.

On sait pourquoi une grande partie de la gauche supporte, contre l’intérêt économique des salariés, l’immigration de masse voulue par les élites financières et les idéologues multiculturalistes ; depuis l’effondrement de l’URSS et la fin du rêve communiste, cette gauche post-marxiste ne voit pas plus dans le peuple majoritaire la classe révolutionnaire permettant d’accoucher des transformations sociales dont elle rêve. Trop pragmatiques, trop enracinés, trop bassement conservateurs – bref trop « aliénés » pour reprendre la vulgate marxiste – les travailleurs québécois représentent donc l’ennemi à abattre de cette gauche caviar qui voit dans les immigrés l’ultime classe révolutionnaire qui abattra la société bourgeoise capitaliste occidentale. Elle fustige donc « l’Homme blanc en colère » qui se rebiffe contre cette entreprise de destruction de tout ce qui faisait la fierté nationale à laquelle il se rattachait.

D’ailleurs, il se peut bien que ces idéologues de la haine-de-soi aient raison. En regardant les conséquences de l’immigration de masse subsaharienne, turque, maghrébine et proche-orientale, nous constatons effectivement que la civilisation européenne subit une transformation sans précédent. Au-delà des attaques djihadistes et de la création d’enclaves ethno-confessionnelles – qui sont les conséquences les plus obvies de l’immigrationnisme – nous assistons à une tiers-mondisation de l’Europe. Instauration de viols collectifs de masse, agressions fréquentes, vandalisme, insécurité urbaine, espaces publics dégradés, rejet du mode de vie occidental, ségrégation sexuelle banalisée, etc. Peu importe le modèle d’intégration choisi – laïcité républicaine pour la France, multiculturalisme modéré pour l’Allemagne et l’Italie ou multiculturalisme radical en Grande-Bretagne – les conséquences sont partout les mêmes.

Au Québec, en plus de servir de lumpenprolétariat de substitution, les immigrants sont instrumentalisés à des fins politiques comme armée de réserve électorale par les Libéraux fédéraux et provinciaux. Avec le décuplement des seuils d’immigrants acceptés sur le territoire, les Québécois font les frais d’une politique immigrationniste délirante qui sert principalement à noyer la Nation québécoise au profit des forces de l’Anti-Québec.

René Lévesque parlait déjà de « noyade » lorsque le Québec n’accueillait que 20 000 immigrants par année. Nous avons largement dépasser le cap de la noyade. Nous sommes dans la submersion migratoire.

Le camp patriote doit se réveiller et dénoncer systématiquement et sans complexe cette immigration qu’on nous impose de force. Il est tant que le Parti Québécois qui se veut le champion de la cause nationale tienne un discours ferme et assumé sur la question. Les nationalistes québécois doivent être à l’avant-garde du combat contre le changement de peuple qui nous est imposé.

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