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L’année de l’exégète # 7 – Lucidité politique à l’Est

Sébastien de Crèvecœur >

Discours essentiel de Viktor Orbán, Premier ministre de Hongrie, devant les participants de la 28e Université d’été de Băile Tuşnad, en Roumanie, le 22 juillet 2017. Les pays de l’Est, qui ont connu l’horreur du totalitarisme soviétique pendant des décennies, savent bien mieux que nous, à l’Ouest, reconnaître la déchéance morale des institutions et, surtout, percevoir la dimension totalitaire d’un régime, fût-il libéral.

L’axe Trump / Poutine / Orbán doit être salué comme un renouveau du conservatisme et, en filigrane, des forces de reconstruction de l’Occident – eh oui, même dans la Russie des discours anti-occidentaux (différence importante) de Poutine – plongeant dans les racines historiques de celui-là, face à ceux qui sont aujourd’hui au cœur de nos sociétés grâce aux régimes de Collaboration. 

Qu’ils ne se leurrent pas, leur temps arrive à sa fin.

Comme l’écrivait l’impératrice Marie-Thérèse au comte de Mercy le 18 mai 1774 dans leur correspondance secrète, à propos de la pauvre Marie-Antoinette, avec la prescience d’un tragique destin qu’elle n’imaginait certainement pas si funeste : « Je compte ses beaux jours finis… » 

Comptons avec joie les beaux jours finis de nos ennemis.

Résumons donc : où en sommes-nous aujourd’hui en Europe ? Je peux dire ceci. Les partis chrétiens-démocrates d’Europe se sont déchristianisés, ils mettent en œuvre les attentes des médias et des intellectuels libéraux en matière de valeurs et de culture. Le second élément important est que la politique de gauche a perdu son terreau, les partis sociaux-démocrates ne sont plus sociaux-démocrates. Le prolétariat leur a faussé compagnie, si je puis dire. Le nombre et la force du travail organisé s’est également réduit, essentiellement parce que de nombreuses activités industrielles ont été délocalisées à l’extérieur de l’Union européenne, et c’est pourquoi les partis sociaux-démocrates ne sont plus ce qu’ils étaient. Il ne leur reste qu’une politique : s’associer aux milieux d’affaires mondialisés représentant la politique économique néo-libérale, et concentrer leurs efforts sur la conservation de leur influence sur un seul domaine : celui de la culture. C’est là la seconde caractéristique majeure de l’Europe d’aujourd’hui.

Et la troisième, c’est que l’on prépare actuellement l’Europe à remettre son territoire à une nouvelle Europe, mélangée et islamisée. Nous assistons à la mise en œuvre consciente, progressive de cette politique. Pour que tout cela se réalise, pour que le territoire puisse être ainsi remis, il convient de poursuivre la déchristianisation de l’Europe : nous en voyons les signes dans les tentatives de donner la priorité à des identités de groupe sur les identités nationales, et dans l’orientation consistant à changer la gouvernance politique en une gouvernance bureaucratique. C’est l’enjeu du constant et furtif accaparement de compétences de la part de Bruxelles au détriment des Etats-nations. Voilà, Mesdames et Messieurs, la situation de l’Europe d’aujourd’hui, c’est sur ce champ de bataille que combattent aujourd’hui les pays d’Europe centrale.

Le discours complet de Viktor Orbán sur visegradpost.com

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