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L’année de l’exégète # 4 – Le Grand Remplacement ou « les yeux grand fermés »

Sébastien de Crèvecoeur >

Le Grand Remplacement ou « les yeux grand fermés », pour reprendre le concept, développé à partir d’un constat, de Renaud Camus d’une part, et le titre d’un ouvrage de la démographe française Michèle Tribalat d’autre part.

Paris aujourd’hui. Montréal demain ?

 

Face au phénomène de Grand Remplacement des populations occidentales en Occident, qui est un fait et non une idée, il est intéressant de noter les évolutions discursives des « experts » et dans les médias :

– première étape, nier la réalité du phénomène ; « c’est un fantasme d’extrême-droite, qui fait penser aux heures les plus sombres de notre histoire, un mensonge d’identitaires paranoïaques, et d’ailleurs où sont les statistiques appuyant votre perception ? Tous les démographes disent le contraire de vos propos racistes et xénophobes » ;

– seconde étape, la valider partiellement ; « il y a des concentrations, des poches d’immigrés extra-occidentaux, où les Blancs (les Occidentaux donc) sont minoritaires, mais c’est parce que ces derniers sont partis et qu’on parque les immigrés (ah toutes ces lois interdisant aux immigrés de quitter leurs quartiers !) » ;

– troisième étape, la valider, en recourant auxdites statistiques démographiques qui, à la première étape, n’existaient pas, tout en le mentionnant sur le ton de l’évidence ; « bah oui, c’est évident, on reçoit x immigrés par an pour une population y, et en raison du paramètre du taux de natalité, la proportion des uns devient de plus en plus importante au sein de celle-là, jusqu’à remplacement graduel [NDLR : il vaut toujours mieux atténuer par le langage la réalité d’un fait pour le rendre acceptable, propagande classique], c’est mathématique » ;

– quatrième étape, après avoir donc démenti avec véhémence une réalité jugée inquiétante, ou à tout le moins négative, inquiétude considérée comme raciste et xénophobe, la juger vraie et la rendre même très positive ; « et alors ? Où est le problème ? Vous avez un problème avec la diversité qui est toujours dans l’Histoire un enrichissement ? Vous voulez les chiffres qui prouvent combien les immigrés apportent au PIB, sans parler de l’enrichissement culturel ? Vous êtes raciste et xénophobe ! »

Raisonnement circulaire permettant de finir par la même conclusion : vous êtes contre la doxa, vous êtes donc raciste et xénophobe.

Les gens intelligents mais malhonnêtes intellectuellement, les sophistes donc, vont vous dire cela graduellement en fonction des évolutions des données ; les gens les plus bêtes mais intellectuellement malhonnêtes, l’écrasante majorité, vous diront cela dans un même discours, une même conversation, peu importe que l’étape 1 et les étapes 3 et 4 soient mutuellement exclusives…

Une fois passées les circonvolutions avec le réel, et celui-ci accepté, donc le constat de Renaud Camus validé (car il s’agit bien aussi du résultat d’une volonté politique, ces immigrés venant avec la bénédiction des gouvernants) il faut réfléchir à ce que celui-là met en exergue. L’humanisme est-il la raison qui pousse les dirigeants occidentaux à être en accord avec les discours dudit grand patronat, des grandes banques d’affaires internationales, toutes poussant à l’immigration de masse ?

Les couleurs de peau des êtres humains ont-elles vraiment une importance ? Ou s’agit-il plutôt du fait que derrière les couleurs de peau se trouvent aussi des ères géographiques différentes avec des constructions culturelles divergentes ? Les cultures n’étant pas des essences, les êtres humains peuvent ainsi choisir de vivre selon des mœurs, des us, qui ne furent pas les leurs précédemment : dans un tel cas, ledit multiculturalisme permet-il cette évolution culturelle des immigrés ?

Si le multiculturalisme est le modèle sociétal choisi, et que nous acceptons donc le réel chiffré – c’est important, ça, les chiffres… – mis en avant précédemment, cela signifie que graduellement la culture du territoire d’immigration a de moins en moins de poids : or le Droit est le produit de la Culture, et celle-ci est le produit des êtres humains la maintenant vivante. Quelle conclusion logique pouvons-nous tirer de ce dernier constat ?

On nous dit que les immigrés enrichissent “ipso facto” le territoire d’accueil : si tel est le cas, nous pouvons donc nous appuyer sur des faits démontrant que Vancouver est culturellement – les termes sont importants – plus riche aujourd’hui grâce à l’apport précis de l’immigration asiatique par exemple ; ou Toronto par l’immigration pakistanaise. Le pouvons-nous ? Si oui, comment ces cultures ont-elles enrichi les villes susmentionnées ? Y aurait-il donc des cultures plus riches que d’autres ? Si la richesse est celle purement de la différence pour la différence, une juxtaposition de ces différences sur un même territoire lui-même constitué légalement, philosophiquement, par une culture donnée référentielle comme disent les sociologues allemands, apporte-t-elle donc quelque chose de plus au tout, entendu comme unité transcendant les particularismes ?

La réponse à toutes ces questions devrait aboutir à une seule conclusion logique… Eh oui !

Il n’y a pas toujours plusieurs réponses…

Le Grand Remplacement confirmé par les démographes dans un article du Montreal Gazette.

Un entretien de Renaud Camus par HQA sur le Québec, le Grand Remplacement et la politique.

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