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Le PLQ est opposé aux politiques natalistes mais veut augmenter l’immigration

Jocelyne Richer >

L’élection d’un gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ), avec sa politique nataliste axée sur les «bébés bonus», entraînerait à coup sûr un recul pour les femmes, selon la ministre Hélène David.

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Inquiète quant à l’impact général sur la vie des femmes en cas d’élection d’un gouvernement de la CAQ, elle n’hésite pas à appliquer une grille d’analyse féministe pour dénoncer plus particulièrement les «bébés bonus» promis par ce parti aux femmes prêtes à faire plusieurs enfants.

Au 21e siècle, ce n’est pas à l’État à dire aux femmes combien d’enfants elles devraient avoir, «jamais! jamais!», peste Mme David, «et surtout pas dans une planète surpeuplée».

 

Hélène David, une grande dame

 

Il s’agit donc là d’un engagement d’une autre époque, rétrograde, calqué sur les politiques natalistes «assez classiques de droite conservatrice», fait valoir avec aplomb cette féministe bon teint depuis des décennies.

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Avant la politique, à l’Université de Montréal, Mme David, qui a une formation de psychologue, a acquis une notoriété certaine pour ses travaux de recherche autour des thèmes de la féminité, la maternité et les familles recomposées, notamment.

Pas question, donc, de voir le ventre des femmes servir d’enjeu électoral. «On n’est plus là!», tranche la ministre David, prompte à pourfendre la politique de la CAQ, qui aurait pour effet de «culpabiliser les femmes» ayant renoncé à la maternité ou ayant choisi de n’avoir qu’un seul enfant. Elle rappelle que la procréation doit demeurer un choix personnel et un choix de couple. Point.

L’élan des femmes

Ce type de politique nataliste peut, selon elle, avoir un effet pernicieux, entraîner un retour en arrière, mettre en péril les acquis. Or, «il faut absolument faire en sorte de ne pas freiner l’élan des femmes. Ca, c’est clair et, d’après moi, la question du «bébé bonus» peut freiner l’élan des femmes», est persuadée la ministre, en charge de la Condition féminine depuis octobre dernier.

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En 2016, le taux de fécondité au Québec était de 1,6 enfant par femme, en hausse par rapport à 2004 (1,5) et 1985 (sous la barre de 1,4), un creux historique.

> Lire la suite sur Le Soleil.

 

Couillard ne veut pas favoriser la natalité québécoise mais plutôt faire venir plus d’immigrants

 

Patrice Bergeron >

Le 2 mars, le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, a participé à une entrevue avec le Regroupement des jeunes chambres de commerce du Québec (RJCCQ). Durant celle-ci, il a été notamment question de l’immigration, et M. Couillard a été clair : le Québec doit maintenir ses seuils annuels d’immigration et, si possible, il doit même les augmenter.

Le premier ministre a toutefois admis qu’il était mal avisé de parler de l’immigration en matière d’« ouverture » et d’« inclusion », car cela divisait les gens d’une façon qu’il n’avait pas anticipée initialement. C’est pourquoi, désormais, il préfère en parler en matière de croissance économique : le message est, selon lui, plus unificateur.

D’ailleurs, ces immigrants ne doivent pas se limiter à Montréal, a-t-il dit : ils doivent s’installer dans les régions – et en grand nombre. Ce faisant, M. Couillard a repris le message que son ministre de l’Immigration, David Heurtel, avait martelé tout l’automne lors de sa tournée régionale : les immigrants sont essentiels pour l’économie du Québec. Des experts, toutefois, en doutent et prônent des solutions différentes.

En outre, M. Couillard a relativisé la nécessité de connaître le français dès l’arrivée au Québec. Il a affirmé qu’une langue, « ça s’apprend », et que la façon la plus efficace de le faire n’était pas dans une classe, mais en entreprise. Il a clamé que le travail était le meilleur outil de francisation et d’intégration à la société québécoise.

Rappelons que le Parti québécois (PQ) veut que tous les immigrants aient une connaissance intermédiaire ou avancée du français dès leur arrivée au Québec. Du côté de la Coalition Avenir Québec (CAQ), on souhaite faire passer de 50 000 à 40 000 le nombre d’immigrants que le Québec accueille chaque année.

> Lire l’article sur Le Peuple.

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