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Les réseaux islamistes sont derrière le commerce halal au Québec

Éric Pilon >

Même si la communauté musulmane ne compte qu’un peu plus d’un million de personnes au Canada, le secteur alimentaire du pays est en partie sous l’emprise de la certification halal. Les chiffres sont éloquents : 80 % des aliments vendus dans nos épiceries sont soit certifiés halal, donc selon les normes musulmanes, soit certifiés cachère, conformément aux lois hébraïques.

Mais c’est particulièrement la certification halal qui nous intéresse ici, car elle est étroitement liée à des groupes et à des personnages qui oeuvrent en périphérie d’un phénomène malheureusement en hausse dans le monde : l’intégrisme islamique.

Un marché dominé par les Frères musulmans

En 2012, le marché halal se chiffrait à 12 milliards en Amérique du Nord seulement. Au Canada, il s’élevait à un milliard. Plusieurs joueurs s’arrachent ce marché au pays, mais deux plus que les autres : l’Association des viandes halal (AVH) et l’Islamic Society of North America (ISNA Canada).

L’Association des viandes halal (AVH), active principalement au Québec, est administrée par la mosquée Abou Bakr Assedique, de Montréal. C’est l’AVH qui certifie, entre autres, tous les produits de la compagnie Olymel. « Nous avons le contrôle de la majorité du marché du poulet au Québec », avait d’ailleurs déclaré l’imam de la mosquée, Mohamed Habib Marzougui.

Or, l’AVH est contrôlée par la Muslim Association of Canada (MAC), la branche canadienne des Frères musulmans. Un organisme, donc, qui agit en périphérie de l’intégrisme islamique.

La preuve ? Selon l’Agence du revenu du Canada (ARC), de 2001 à 2010, la MAC a transféré 296 514 $ à l’International Relief Fund for the Afflicted and Needy-Canada (IRFAN-Canada), un collecteur de fonds du Hamas au Canada. Le Hamas, qui constitue la branche armée des Frères musulmans, figure sur la liste des entités terroristes de la plupart des pays occidentaux. Dans un discours prononcé en octobre 2011, son chef, Mahmoud Al-Zahhar, a déclaré que « [la] civilisation [occidentale] ne pourra pas supporter le grand et glorieux islam ».

IRFAN-Canada s’est vu révoquer son statut caritatif par l’Agence du revenu du Canada en avril 2011 après que celle-ci eut découvert que cet organisme avait versé 14,6 millions au Hamas. En avril 2014, le gouvernement canadien ajoutait IRFAN-Canada à sa liste des entités terroristes et ordonnait le gel de ses actifs. L’IRFAN a par ailleurs été nommé co-conspirateur non désigné dans des procès aux États-Unis sur le financement de l’organisme Holy Land Relief Fund.

L’école Dar al-Iman

La MAC est propriétaire de l’édifice où loge l’école Dar al-Iman, à Montréal. L’un des anciens directeurs et trésoriers de la MAC, Lazhar Aissaoui, est aujourd’hui directeur de l’école Dar al-Iman. Tant la MAC (9 815 $) que l’école Dar al-Iman (21 890 $) ont reçu de l’argent de l’organisation saoudienne World Assembly of Muslim Youth (WAMY) en 2001 et 2002. Or, le 11 février 2012, l’Agence du revenu du Canada a révoqué le statut d’organisme de bienfaisance de la WAMY après avoir conclu que cette organisation avait offert 50 246 $ à la Benevolence International Foundation, l’un des bras financiers d’Al-Qaida.

L’école Dar al-Iman est apparue à quelques reprises dans le radar des autorités. Ses gestionnaires ont versé des fonds à Human Concern International, autrefois lié à Al-Qaida, et à IRFAN-Canada. Mohamed Zrig, affilié aux Frères musulmans de la Tunisie, a déjà été membre du conseil d’administration de l’école Dar al-Iman. Or, Zrig a été complice d’activités terroristes en Tunisie avant de se réfugier au Canada. Il vit toujours au pays malgré le fait que ses nombreuses demandes de statut de réfugié ont été rejetées.

En 2009, un article du journal Rue Frontenac faisait état d’une subvention de 555 500 $ accordée par le gouvernement du Québec à cette école. Entre 2006 et 2011, son directeur Lazhar Aissaoui a fait don de 5 700 dollars au Parti libéral du Québec.

ISNA Canada

L’Islamic Society of North America (ISNA Canada) a été la première organisation à offrir la certification halal au Canada, en 1990. La première entreprise certifiée était Maple Lodge Farms, de l’Ontario, une certification qui avait été approuvée en Arabie saoudite par le Comité permanent des recherches islamiques et de la délivrance des fatwas, le Dar-ul-Ifta. Or, selon le Journal de Montréal, « des documents du FBI mentionnent que la maison mère américaine de l’ISNA est une création des Frères musulmans et [qu’elle] a contribué à financer le Hamas ».

En septembre 2013, l’Agence du revenu du Canada a retiré son statut d’oeuvre de bienfaisance à une filiale de l’ISNA, l’ISNA Development Foundation, pour avoir acheminé 282 000 $ au Jamaat-e-Islami, une organisation pakistanaise créée de toutes pièces par les Frères musulmans et reconnue comme entité terroriste par l’Union européenne.

En 2007 et 2008, la division américaine de l’ISNA avait été désignée par le Département de la justice des États-Unis comme co-conspirateur dans le financement de millions de dollars au Hamas, la branche armée, rappelons-le, des Frères musulmans. En janvier 2015, le Bureau d’enquête du Journal de Montréal avait trouvé de la propagande intégriste dans deux mosquées de l’ISNA du Québec, où celle-ci est aussi propriétaire, via sa filiale Canadian Islamic Trust Foundation, des immeubles qui abritent les institutions suivantes :

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Pour en apprendre plus sur l’arnaque de la nourriture confessionnelle :

Entretien avec Suzanne Bousquet – Le racket des certifications casher et halal

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