Accueil / Société / Policiers du SPVM accusés d’accointance avec l’extrême-droite: La gauche libérale est-elle en psychose?

Policiers du SPVM accusés d’accointance avec l’extrême-droite: La gauche libérale est-elle en psychose?

Dominique Cambron-Goulet >

À quelques jours d’une manifestation du groupe d’extrême-droite La Meute, qui doit se tenir à Montréal, le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) affirme qu’elle s’assurera de la «neutralité» des policiers présents sur le terrain.

Lors de la séance de la commission de la sécurité publique de mardi, un citoyen, Alexandre Popovic, a souligné que plusieurs membres de groupes d’extrême-droite sont d’anciens policiers et qu’un des porte-parole de la Meute se vantait d’avoir l’appui du SPVM. Le groupe La Meute prévoit manifester le 1er juillet dans la métropole pour s’opposer à l’immigration illégale.

«Nous sommes plusieurs à avoir des raisons de penser que le SPVM fait preuve de collusion avec les groupes d’extrême-droite», a avancé M. Popovic, qui a demandé si des mesures étaient prises pour savoir si les policiers qui interviennent dans les manifestations d’extrême-droite ne sont pas par exemple membres de la page Facebook de La Meute.

M. Popovic a dénoncé un «deux poids deux mesures» entre les interventions envers les militants anti-fascistes et de droite par le SPVM.

«On ne prend pas plus pour un clan qu’un autre, a tenté de rassurer l’inspecteur à la division de la planification opérationnelle du SPVM, Pascal Richard. On est là pour empêcher les affrontements.»

Son collègue commandant du comité directeur emploi de la force du SPVM, Daniel Gervais, a soutenu qu’il «devient très complexe de gérer deux manifestations qui veulent entrer en collision».

 

Qualifiée d’extrême-droite par la gauche libérale, La Meute est un groupuscule ouvertement fédéraliste et bilingue qui considère l’immigration massive comme étant une bonne chose, tant que cela se déroule dans un cadre légal.

 

«La manifestation du 1er juillet, on est en train de la planifier. Ce n’est pas quelque chose de simple», a poursuivi M. Richard. Celui a ajouté qu’après l’écoute des commentaires, le SPVM scruterait les affiliations politiques de ses agents pour s’assurer de leur «neutralité».

Selon lui, il serait «inacceptable» qu’un policier qui intervient soit membre d’un des groupes qui manifeste.

L’inspecteur au service des communications du SPVM, André Durocher, a toutefois nuancé qu’il s’agissait d’un «terrain glissant». «On se doit d’être neutre comme service de police, mais ça s’arrête où? On a des policiers avec des multitudes de religions et d’affiliations politiques.

Lire la suite de l’article sur le journal Métro

Voir également

La mairie de Montréal défend la violence politique de l’extrême-gauche

Olivier Robichaud > Les groupes d’extrême droite et les militants antifascistes se donnent rendez-vous à …

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *