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Un demeuré comme Premier ministre du Canada

Michel Hébert >

Il nous prend pour des imbéciles, le Prédicateur des Communes. Changer le vocabulaire pour avoir l’air «cool» chez les fillettes, suggérer «people kind» au lieu de «man kind» parce que c’est plus «inclusif»… On croit rêver.

C’est à peine croyable dans la bouche de n’importe qui. C’est ahurissant dans celle d’un chef de gouvernement. Ah, ça nous fait une belle réputation, un pareil baratineur.

Un féministe circonstanciel, comme il y en a tant de nos jours, surtout à la télé. Il voudra sans doute, lui aussi, comme les amuseurs de Québec solidaire, qu’on ne dise plus patrimoine… Sans doute ne veut-il plus de magie noire…

Délire post-moderne. Fascisme bon chic, bon genre.

Sa Majesté Libérale a suscité de vives critiques dans le monde. On s’en est foutu, de sa belle gueule, et partout. Plein la tronche qu’il a pris, le Moqueur Teinté.

En Grande-Bretagne, en Australie, aux Etats-Unis, en Asie, plusieurs se sont demandé : «Il s’en va où avec ça, le frimeur du Canada?»

 

Un clown au 24 Sussex

 

Inquiet de voir son image déformée, notre Ampoulé Bonimenteur a dit qu’il avait fait une mauvaise blague. Et qu’elle était plus mauvaise encore lorsque sortie de son contexte.

Un pur mensonge, évidemment. Il nous prend pour des demeurés ou pour des libéraux, ce qui revient parfois au même.

Tous ceux qui ont vu le vidéo de son intervention à Edmonton devant une foule surtout constituée de jeunes femmes, tous ont très bien compris que notre Libéral Beau Parleur livrait le fond de son abyssale pensée.

Féministe en bras de chemise, Raconteur Aérien sans veston pour faire croire à quelque besogne, le Conteur du 24 Sussex n’est qu’un gourou opportuniste. C’est une patère où s’accrochent les clichés.

Ce n’est pas un chef de gouvernement, encore moins un chef d’État au sens où on l’entend habituellement.

C’est un prêcheur, un vendeur d’occasion, un penseur à rabais. Un simili meneur, un poseur artificiel, un m’as-tu-vu à la petite semaine. C’est la mascotte des avocats de Toronto.

On le voit de plus en plus sous son vrai jour. Sous l’angle du vide où le vent s’engouffre pour ressortir par l’autre oreille.

C’est le Cabotin d’Ottawa, le figurant du mimodrame canadien, le pique-assiette des Caraïbes en résidence chez l’Aga Khan…

On le voit, on le sait, qu’il n’a que peu à dire sur le cours de l’histoire. Il est exclu des débats mondiaux. Il parle écolo mais autorise des pipelines. Il plaide pour la paix et vend des blindés. Il légalise le pot et ses copains sont prêts depuis des lustres. Il paaarle, il voyage, il fait dans l’humanitaire égocentrique.

C’est un visage à deux faces. Il vogue sur l’air du temps, en souriant comme une duchesse de carnaval.

 

Justin n’est pas un homme d’État, c’est un acteur de série B jouant pour le Liberal Party of Canada

 

Pas étonnant que les appuis au Libéral Party du Canada soient en baisse. Dans les autres provinces, surtout. Parce que chez nous, une importante partie de la gente féminine étant toujours émoustillée devant le Fils de l’Autre, les appuis au PLC restent solides.

Il faut ajouter les fédéralistes masculins d’un certain âge, fiers colonisés, confits dans le Régime de pension du Canada, les genoux usés par des siècles de génuflexion: l’Association VR des amoureux des Rocheuses, la Ligue prostatique des deux océans, la Fédération des vessies et des lanternes du Saint-Laurent, le Club fédéral/provincial des amnésiques de la Belle province, les Amis semi autonomes du statu quo, etc. Une quinquagénaire, béate et bouche bée, me disait de lui récemment: «C’est un ange»… 

 

Les masses québécoises dépolitisées l’adulent comme une vedette de cinéma

 

C’est pour le moins étrange, cet engouement de la majorité bonne-ententiste, dans une province où les velléités indépendantistes ne sont pas encore tout à fait mortes.

 

> Lire la suite de l’article sur le Journal de Montréal.

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