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Bonne nouvelle : Sonia Lebel met la proportionnelle aux poubelles

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C’est maintenant officiel: il n’y aura pas de référendum sur la réforme du mode de scrutin lors des élections générales de 2022, a annoncé la ministre Sonia LeBel.

«Non, il n’y aura pas de référendum en 2022 parce qu’on ne sera pas en mesure d’adopter le projet de loi [39 sur un nouveau mode de scrutin] d’ici juin», a confirmé la ministre responsable des Institutions démocratiques et de la Réforme électorale.

Mme LeBel, qui a été questionnée à ce sujet dans le cadre de l’étude des crédits budgétaires, a rappelé que l’adoption de ce projet de loi avant l’été était une «condition sine qua non» posée par le Directeur général des élections du Québec pour tenir un référendum à ce sujet en 2022.

Priorité pandémie

Le chef parlementaire du Parti québécois, Pascal Bérubé, considère qu’il s’agit d’un «engagement rompu» pour François Legault.

«Est-ce que ça veut dire que nous abandonnons la réforme du mode de scrutin et que nous renions notre engagement? La réponse est non», a défendu Mme LeBel.

«Je pense que ce n’est pas la priorité en temps de pandémie et de troisième vague, a expliqué la ministre. On verra où on en sera avec la situation sanitaire en septembre.»

Le politologue Christian Dufour a écrit un essai où il dénonce ce projet de réforme du mode de scrutin.

Le premier ministre avait aussi laissé planer, il y a deux semaines, que le moment n’était pas «le mieux choisi» pour mener ce débat. «On est en pleine troisième vague. […] Est-ce qu’on peut reporter ça à l’automne?», avait soulevé M. Legault.

La ministre LeBel souhaite toujours que son projet de loi soit adopté «à l’intérieur du mandat actuel».

«Au moment où on se parle, moi, je n’ai pas jeté la serviette sur la réforme du mode de scrutin dans cette législature-ci», a-t-elle signalé.

Déception

C’est du moins ce qu’espère le président du mouvement Démocratie nouvelle, Jean-Pierre Charbonneau, qui s’avoue «déçu».

«On pensait que le gouvernement s’organiserait pour respecter le délai qu’il avait négocié avec le directeur général des élections», a réagi l’ex-ministre.

>>> Lire la suite de l’article de Marc-André Gagnon

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5 commentaires

  1. Bonne nouvelle. Plus ça va (et il suffit de regarder aller les choses), il sera de plus en plus difficile pour un parti nationaliste de prendre le pouvoir au Québec. Pourquoi se tirer une balle dans le pied volontairement ?

  2. Il reste un peut plus dun an avant lelection provincial. Maintenant, je me demande pour qui voter.

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