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Le Canada en déficit ? Chaque immigré coûte 5300$ par an aux contribuables

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Dans un récent discours de campagne, Maxime Bernier, le chef du Parti populaire du Canada, a cité les résultats de l’une de nos études, qui montraient que les immigrants récents imposent un lourd fardeau fiscal aux Canadiens. Il a invoqué cet argument pour justifier son plan visant à réduire les seuils d’immigration.

Le journaliste Jonathon Gatehouse, de CBC/Radio-Canada, a procédé à un « fact check » de l’affirmation de Bernier concernant ce fardeau fiscal imposé par les immigrants. Dans un texte publié sur le site de la CBC, il conclut que cette affirmation est « fausse ». Comme ce verdict met en doute la véracité de nos travaux, nous nous sentons obligés de répondre par la présente à Gatehouse.

L’auteur insiste beaucoup sur le fait bien connu que les immigrants ont un effet positif sur le produit intérieur brut (PIB), ce qui ne dit rien sur le fardeau fiscal. Il omet également de noter que les immigrants récents ont réduit le revenu par habitant du Canada puisque, selon les statistiques officielles, leur revenu moyen est inférieur à celui des autres Canadiens.

De nouveaux électeurs libéraux achetés avec nos impôts

(…)

Lorsque nous avons combiné nos estimations des impôts payés et des avantages reçus, nous avons constaté que le nouvel immigrant moyen au Canada impose bel et bien un fardeau fiscal de 5 300 $ par an à l’État.

Selon Statistique Canada, en 2010, le nombre d’immigrants récents (reçus depuis 1985) était d’environ 3,7 millions. En multipliant ce chiffre par 5 300 dollars, le fardeau fiscal cumulatif était estimé à 20 milliards de dollars cette année-là. Depuis lors, le nombre d’immigrés accueillis a augmenté de 250 000 par an et le déficit fiscal total généré par l’immigration massive depuis le milieu des années 1980 s’élevait donc à plus de 30 milliards de dollars en 2018.

En conclusion, nous avons besoin de tenir un sérieux débat sur la politique migratoire du Canada, qui prend en compte à la fois les avantages de l’immigration (que ressassent en permanence les politiciens et les médias), mais aussi ses coûts très réels, qui incluent non seulement un fardeau fiscal, mais également les embouteillages, l’engorgement des hôpitaux, des écoles et des installations municipales, la dégradation de l’environnement et le manque de logements abordables, problèmes auxquels les gouvernements ne peuvent remédier en partie à cause de ce fardeau fiscal. 

Avec ces 30 milliards de dollars partis en fumée depuis trois décennies, de nombreuses routes, des logements abordables, des mesures environnementales ambitieuses et des centres médicaux de grande qualité auraient pu être financés.

Article du Financial Post traduit par Eugène d’Estimauville de Beaumouchel.

>Lire la suite de l’article en anglais sur le site du Financial Post.

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