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Le maire d’Oka craint une expropriation des Blancs par les Mohawks de Kanesatake

La Presse >

C’est un geste de réconciliation comme on en voit peu au Québec.

À vrai dire, on n’avait encore jamais vu ça.

Pour la première fois de notre histoire, un promoteur immobilier a décidé de restituer à une communauté autochtone une partie de ses terres ancestrales.

(…)

Je m’attendais donc à vous raconter une histoire réjouissante lorsque j’ai appelé le maire d’Oka et le grand chef de Kanesatake pour en savoir davantage.

Stupéfaction : le premier a brandi le spectre d’une nouvelle crise d’Oka ; le second a évoqué la possibilité de se faire battre à coups de bâton de baseball.

Bref, la belle histoire dérape. Dangereusement.

Comment a-t-on pu en arriver là ?

***

Les tensions couvaient depuis un bon moment entre le maire Pascal Quevillon et le grand chef Serge Simon.

Des tensions provoquées, comme toujours, par des projets de construction immobilière sur des terres revendiquées par les Mohawks.

Ces derniers temps, les deux élus ont pris l’habitude de communiquer par l’intermédiaire de… mises en demeure.

C’est vous dire à quel point leurs relations se sont refroidies, eux qui se sont donné une poignée de main historique, il y a quatre ans, lors du 25e anniversaire de la crise d’Oka.

Le grand chef de Kanesatake, Serge Simon, et le maire d’Oka, Pascal Quevillon, échangent une poignée de main à l’occasion du 25e anniversaire de la crise d’Oka, le 11 juillet 2015.

Les beaux projets de M. Gollin ont fait déborder le vase. Loin d’y voir un geste de réconciliation avec les Mohawks, Pascal Quevillon y voit une « expropriation déguisée » qui mènera, d’ici 20 ou 30 ans, à la disparition du village d’Oka.

C’est que M. Gollin possède « 95 % des terres développables » d’Oka, dit M. Quevillon. Si le conseil de bande de Kanesatake met la main sur ces terres, Oka se retrouvera « enclavé » en territoire mohawk.

Autant signer tout de suite l’arrêt de mort du village, rage le maire.

« Sur le territoire de Kanesatake, dit-il, c’est des cabanes à cigarettes, des cabanes à pot, des sites d’enfouissement [illégaux]. Il n’y a pas un cours d’eau qui n’est pas contaminé. »

« La journée qu’on va avoir ça à l’entrée du village, c’est sûr que plus personne ne va vouloir venir s’installer à Oka. Nos maisons vont perdre de la valeur, [les Mohawks] vont les acheter au rabais… »

C’est comme ça que le village sera englouti, prédit-il. « Ça va être assez rapide. »

M. Quevillon ne mâche pas ses mots.

Il accuse le grand chef Simon d’être « incapable de contrôler ce qui se passe sur son territoire » et conseille aux Mohawks de « faire le ménage chez eux avant de penser à acquérir des terres et enclaver le village d’Oka ».

Pour faire le point, le maire réunira ses concitoyens, ce soir, à l’église du village. Ça va chauffer, promet-il. « Les citoyens d’Oka en ont assez de se faire traiter de voleurs, de se faire dire qu’ils ne sont pas chez eux… »

Si ça continue, le Québec aura droit à une reprise de la crise d’Oka cet été, prévient-il. « Mais ça ne va pas venir des citoyens de Kanesatake. Ça va venir des citoyens d’Oka. »

>>> Lire la suite de l’article d’Isabelle Hachey sur La Presse.

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2 commentaires

  1. le territoire ancestral des Mohawks est dans l’état de New York.
    La Presse nous désinforme… pour faire changement

  2. Y-a-t-il un lien entre ceux-ci et le MS-13
    Trudeau responsable de l’arrivée de centaines de narcotrafiquants latinos au Québec. Est-ce que ceux-ci ont des liens avec le MS-13?

    La gauche défendant MS-13 – Un gang de tueurs et de trafiquants archi-violents ! Bravo les gogos ! Et que dire de leur branche Canadienne … Indian Posse? Il y aurait une alliance entre the American Indian Movement (AIM) et le MS-13, la mafia mexicaine ? Voir « Le peuple brisé »!

    Le traffic d’organes ne provient pas seulement des pays pauvres!
    À quand une vraie commission d’enquête sur les femmes autochtones violentées, disparues et assassinées ? Ce livre-choc nous en fait comprendre l’urgence.

    Information au chapitre 3, la crise à Kanesatake dans « Le peuple brisé » et les Warriors
    Un génocide en douce
    Le peuple brisé/La disparition de femmes autochtones, une enquête sur la mafia amérindienne par Alex Caine et François Perreault, Éditions Hugo & Cie
    Par Jacques Lanctôt, 18 novembre 2017
    https://www.facebook.com/jacques.lanctot.9/posts/10214765632403381?pnref=story
    http://www.journaldemontreal.com/2017/11/18/un-genocide-en-douce

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