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L’ONU veut imposer 1.7 million de réfugiés au Québec

Eugène d’Estimauville de Beaumouchel >

J’en tiens un, Mesdames et Messieurs!

C’est du lourd! Un champion du monde!

Je vous présente Jean-Nicolas Beuze.

Les experts ne s’accordent pas sur l’origine exacte de cette horreur européenne. S’agit-il d’un funeste franchouillard, d’un vivrensembliste helvétique ou d’un Belge, tout simplement? Dieu seul le sait.

Toujours est-il que ce très honorable Monsieur a daigné descendre de son perchoir pour donner des leçons aux Québécois, une de ses missions les plus urgentes en tant que représentant du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, à n’en pas douter.

Radio-Cadenas nous apprend ainsi qu’il sera le premier envoyé onusien à présenter un mémoire à notre humble Assemblée nationale, le 15 août prochain pour être précis (1).

Son message? Le Canada, et à plus forte raison le Québec, doivent accueillir plus de réfugiés. Infiniment plus, en fait. Et ce même si le Canada est déjà le pays qui en accueille le plus au monde (2).

Mais Monsieur est au fait de la situation! Il a sillonné la planète, et un État en particulier doit nous servir d’exemple : « Le Canada accueille actuellement environ 25 000 réfugiés sur une population de 37 millions d’habitants. En comparaison, au Liban, une personne sur cinq est réfugiée, et même si les Libanais manquent d’eau potable, « ils ont accueilli ces gens à bras ouverts », a fait valoir M. Beuze (3). ».

Soulignons ceci : à l’échelle du Québec, un tel quota représenterait environ 1,7 million d’individus! De quoi repeupler la ville de Montréal du jour au lendemain (4). Pauvres travailleurs municipaux! Heureusement que ces hordes de sous-prolétaires affamés n’auront pas l’ingratitude de demander l’eau potable et les installations sanitaires en plus!

Mais pourquoi le citoyen ordinaire semble-t-il si réfractaire à l’idée de déménager quelques douzaines de camps de réfugiés syriens ou palestiniens du Sud-Liban au Stade olympique? Peut-être préférerait-il le Cosmodôme de Laval?

La faute aux méchants politiciens populistes, qui devraient se fermer la gueule! Beuze Lightyear déplore en effet « la montée au Canada d’un discours « nocif », « très dangereux » et empreint de « racisme » entourant les réfugiés depuis 2017, année où des milliers de demandeurs d’asile sont arrivés au Canada par le chemin Roxham, au Québec (5). ». Notre grand diplomate n’hésite visiblement plus à s’immiscer dans la politique interne des États, urgence humanitaire oblige : « On est en train de stigmatiser des populations. On l’a vu à travers les campagnes électorales au niveau provincial, en particulier au Québec et en Ontario (sic) (6). ».

Une meilleure sélection des immigrants pourrait-elle être une solution temporaire à explorer, pour acclimater la population locale à une augmentation progressive des seuils d’immigration, par exemple? Surtout pas, de nous répondre ce chevalier des temps modernes – en moins macho et plus tolérant des différences ethnoreligieuses des peuples racisés, on s’en doute – : « On a peur de certaines personnes et on se réfugie en pensant qu’en choisissant les nouveaux arrivants, on peut éviter des choses qui ne sont pas réelles, telles que penser que les réfugiés sont forcément un fardeau pour les services sociaux, que les réfugiés ont du mal à s’intégrer, qu’ils ne contribuent pas immédiatement à la société qui les accueille, a-t-il déclaré (7). ».

Monsieur nous assure pourtant que les demandeurs d’asile sont une chance pour le contribuable québécois et qu’il est dans notre intérêt d’en faire venir davantage. Il explique le plus sérieusement du monde que les « réfugiés ont des qualifications […] pourquoi ne pas les considérer quand vous regardez à faire venir des gens pour des raisons économiques, tout en prenant en compte qu’être un réfugié vous met dans une situation un peu spécifique et que donc il faut des accommodements pour que ces réfugiés soient compétitifs (8). ». 

Quitte à ce qu’ils deviennent des assistés sociaux et donc vivent aux crochets de la société, j’imagine?

Pas surprenant alors que l’énergumène a exposé de façon plus ou moins consciente la volonté des puissants de ce monde et des idéologues bien-pensants d’instrumentaliser la mort des migrants naufragés – et en particulier des enfants –  « pour que leurs frontières restent ouvertes » : « Quand le petit Alan Kurdi est mort sur une plage turque, la balance a penché dans le bon sens (9). ».

Ottavien d’occasion for the time being, l’homme reste un citoyen du monde, voire un indécrottable Believer in Humanity against all odds. On se doit ici de relever la richesse de sa plume, lui qui ne cesse de répéter le besoin de changer le narratif entourant les réfugiés, de dénoncer le stigma social (10) dont sont victimes ceux-ci et d’exhorter les Québécois à « poser un geste de solidarité qui fait sens d’un point de vue socio-économique, culturel, démographique » (11). Comme quoi anglomanie et masochisme migratoire vont souvent main dans la main. Il reste à espérer que cet oiseau migrateur s’envole pour de meilleurs cieux.

Tout ça n’est pas sans rappeler les tribulations de son sympathique congénère acadien, Fernand de Varennes. Petit rafraîchissement : le professeur de Varennes est un homme aux multiples facettes – doyen de la faculté de droit à l’Université de Moncton, ivrogne au volant (12), mais surtout rapporteur spécial des Nations Unies sur les questions relatives aux minorités .

Le lobby multiculturaliste fait donc naturellement appel à ses services pour tenter de faire la morale aux xénophobes qui soutiennent le projet de loi sur la laïcité de la CAQ. Seulement voilà, en entrevue avec Benoît Dutrizac, ce dernier le désarçonne avec une question piège : Quel est donc le nom de ce premier ministre du Québec, dont vous qualifiez les politiques de discriminatoires? Le pauvre universitaire, complètement décrédibilisé, doit avouer qu’il ignore tout du fascistoïde François Legault, et finit par écourter l’entrevue, visiblement humilié (13). Nul doute qu’il renoua avec son vieux confident Jack Daniel peu de temps après avoir raccroché le combiné.

Cette séquence mémorable révèle une part de vérité qu’on occulte régulièrement. Si la classe permanente des élites politiques et des grands fonctionnaires nationaux donne parfois l’impression de regarder le petit peuple de haut, les bureaucrates supranationaux, qu’ils appartiennent à l’ONU ou à l’Union européenne, semblent quant à eux évoluer dans les couches supérieures de l’atmosphère terrestre, et ce sont nos gouvernants qu’ils considèrent avec mépris – quand ils se donnent la peine d’apprendre leurs noms –!

L’air se faisant dangereusement rare à de telles altitudes, on est en droit de s’inquiéter pour leurs capacités intellectuelles et leur bon jugement. Des plans pour qu’on se mette à écouter le Québécois moyen!

***

  1. « Le Québec sous-estime sa capacité d’accueil des réfugiés, selon l’ONU. » 8 août. 2019, https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1253073/le-quebec-sous-estime-sa-capacite-daccueil-des-refugies-selon-lonu. Date d’accès : 10 août. 2019.
  2. « Le Canada, pays qui a accueilli le plus de réfugiés en 2018 | ICI Radio …. » 23 janv.. 2019, https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1148694/canada-pays-accueil-refugies-2018-syriens. Date d’accès : 10 août. 2019.
  3. Le Québec sous-estime sa capacité d’accueil des réfugiés, selon l’ONU. » 8 août. 2019, https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1253073/le-quebec-sous-estime-sa-capacite-daccueil-des-refugies-selon-lonu. Date d’accès : 10 août. 2019.
  4. « Le Québec chiffres en main, édition 2019. » http://www.stat.gouv.qc.ca/quebec-chiffre-main/qcmfr.htm. Date d’accès : 10 août. 2019.
  5. « Le Québec sous-estime sa capacité d’accueil des réfugiés, selon l’ONU. » 8 août. 2019, https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1253073/le-quebec-sous-estime-sa-capacite-daccueil-des-refugies-selon-lonu. Date d’accès : 10 août. 2019.
  6. Idem.
  7. Ibid.
  8. Ibid.
  9. « Les frontières doivent « rester ouvertes », plaide le Haut-Commissariat …. » 20 juin. 2018, https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1108109/frontieres-persecutionhaut-commissariat-refugies-jean-nicolas-beuze-entrevue. Date d’accès : 10 août. 2019.
  10. Rappelons que Larousse définit le stigma comme « un corpuscule imprégné de carotène situé à la base du flagelle chez certains protistes, probablement sensible à la lumière ». On va se coucher moins niaiseux! « Définitions : stigma – Dictionnaire de français Larousse. » https://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/stigma/74708. Date d’accès : 10 août. 2019.
  11. “Jean-Nicolas Beuze (@jnbeuze) | Twitter” 23 mai 2019, https://twitter.com/jnbeuze?lang=fr.Date d’accès : 10 août. 2019.
  12. « Le doyen de la Faculté de droit de l’Université de Moncton coupable …. » 31 juill.. 2017, https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1047677/fernand-de-varenne-doyen-faculte-droit-universite-moncton-coupable-conduite-etat-ebriete. Date d’accès : 10 août. 2019.
  13. “DUTRIZAC 6 À 9 7H45: Conseil des droits de l’homme de l’@ONU_fr …” 23 mai 2019, https://twitter.com/QubRadio/status/1131521168618532865. Date d’accès : 10 août. 2019.

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Eugène d’Estimauville de Beaumouchel > Alors qu’on n’en finit plus de nous casser les oreilles …

2 commentaires

  1. Il n’ont pas a « imposer » quoi que ce soit a des pays souverains! Est-ce qu’on a élu « ONU » démocratiquement? Moi j’ai jamais rempli de bulletin de vote disant que j’étais d’accord a ce que cette gang-la soit au-dessus de mon gouvernement démocratiquement élu! J’en ai rien a foutre de l’ONU!!

  2. Michel Fréchette

    Ou s’en va t-il avec ses skis

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