Un gouvernement québécois authentiquement nationaliste enverrait la SQ pour mettre fin à cette invasion migratoire.
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Chemin Roxham : Trudeau autorise la reprise officielle du trafic humain

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(Saint-Bernard-de-Lacolle) Les seuls bruits perceptibles au bout du chemin Roxham sont le son des feuilles mortes balayées par le vent, supplanté de temps en temps par le passage d’un VUS de la Gendarmerie royale du Canada (GRC).

Bientôt, des bruits de pas pourraient s’ajouter au tableau.

Complètement bloqué durant la pandémie, le passage irrégulier utilisé par des demandeurs d’asile a repris du service, dimanche, depuis que le gouvernement fédéral a levé la veille l’interdiction dont il faisait l’objet.

L’avocat spécialisé en immigration Stéphane Handfield a reçu lundi des messages de clients lui disant que des membres de leur famille avaient passé la frontière pour faire une demande d’asile au chemin Roxham.

« C’est commencé », dit-il.

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François Devette habite près du chemin Roxham.

Il note que des infirmières ont récemment été embauchées dans la région pour être affectées au poste de Roxham, peut-être pour effectuer des tests de COVID-19. « C’est un signe qu’ils s’attendent à recevoir plus de monde que ce qu’on a vu depuis un an », dit-il.

Alors que les citoyens ordinaires doivent fournir une preuve de vaccination pour franchir la frontière, cette obligation ne s’applique pas aux migrants illégaux.
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Le chemin Roxham contourné

Il faut dire que les demandeurs d’asile n’ont pas totalement cessé de traverser la frontière durant la crise de COVID-19. Au lieu de passer par le poste de la GRC au chemin Roxham, ils passaient ailleurs en Montérégie, possiblement dans le bois, pour entrer au Canada, note Me Handfield.

Ça, on le sait. Les gens ne disent pas par où ils sont passés [pendant que le passage au chemin Roxham était interdit]. Ce qu’on ignore, c’est l’ampleur du phénomène.

Depuis le début de la crise sanitaire, en mars 2020, les autorités fédérales interdisaient aux migrants de franchir la frontière au chemin Roxham. C’est cette interdiction qui est désormais levée.

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Une crise fabriquée

Selon l’entente sur les tiers pays sûrs entre le Canada et les États-Unis, les migrants doivent demander le statut de réfugié dans le premier pays sécuritaire qu’ils atteignent, mais beaucoup ne voulaient pas le faire aux États-Unis. Le Canada accepte de traiter les demandes des gens qui se trouvent déjà sur son territoire. Pour cette raison, les migrants entrent par une voie irrégulière – le chemin Roxham – et demandent aussitôt le statut de réfugié.

Sur place, ils sont arrêtés par la GRC, avant de faire l’objet d’une enquête et d’être conduits par autobus à Montréal. Certains rejoignent de la famille, dorment dans des lieux d’accueil, ou alors poursuivent leur route jusqu’en Ontario, ou au-delà.

Le fédéral a perdu la trace de 35 000 clandestins qui auraient dû être expulsés, dont 3000 criminels.
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90 %

Proportion des 20 593 migrants entrés de façon irrégulière au Canada en 2017 qui l’avaient fait par le chemin Roxham, en Montérégie

Source : Gendarmerie royale du Canada

>>> Lire l’intégralité de l’article de Nicolas Bérubé

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