Après avoir trahi le Québec, la marionnette des Desmarais souhaite vendre le Canada aux intérêts chinois.
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Jean Charest est-il un agent du Parti communiste chinois?

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[Article de 2020] […]

Jean Charest a toujours rêvé de devenir Premier ministre du Canada, mais il est erroné de laisser croire, comme le font la plupart des analystes politiques, que cela constitue le principal motif de sa future candidature à la direction du Parti Conservateur du Canada (PCC). En 1998, il était chef de ce parti. Pourquoi a-t-il alors renoncé – de mauvais gré, il est vrai – à ce rêve de jeunesse pour assumer plutôt la direction du Parti Libéral du Québec? Parce que les financiers du parti et la famille Desmarais de Power Corporation lui ont signifié, sous peine de couper les fonds au parti, que le « devoir » de Capitaine Canada – le surnom qu’il s’était mérité lors de la campagne référendaire de 1995 – était de venir « sauver » le Canada en affrontant le Parti Québécois de Lucien Bouchard.

Les mêmes intérêts agissent aujourd’hui en coulisses pour le ramener à la direction du Parti Conservateur et en faire le futur premier ministre du Canada. Quels sont, cette fois, les enjeux ? Rien de moins que les relations du Canada avec la Chine et les intérêts de la famille Desmarais et d’autres entreprises canadiennes dans ce pays et des intérêts chinois au Canada.

En octobre dernier, John James Charest défendait encore le régime totalitaire de Pékin dans les médias. Tout ça pour une poignée de yuans.

Une longue histoire d’amour entre la Chine et le Parti Libéral

Le Parti Libéral du Canada a joué un rôle historique de premier plan dans l’établissement et le développement des relations du Canada avec l’Empire du Milieu. Dès 1949, le Canada, gouverné par les Libéraux, était prêt à reconnaître la Chine. La guerre de Corée a repoussé cette reconnaissance à 1970, alors que Trudeau père était au pouvoir. Le commerce s’est véritablement développé à partir de la création du Canada-China Trade Council en 1978, à l’initiative de Paul Desmarais. Celui-ci a aussi été à l’origine des premiers investissements chinois au Canada et son fils André a eu, en 1997, le rare privilège de devenir membre du conseil d’administration de CITIC, le grand conglomérat chinois.

À l’époque, raconte Jonathan Manthorpe, dans son livre Claws of the Panda, Beijing’s Campaign of Influence and Intimidation in Canada (Cormorant Books), la politique du Canada à l’égard de la Chine était définie dans les bureaux de Power Corporation sur la rue Saint-Jacques à Montréal.

Les relations se détériorent

Mais les relations de la famille Desmarais avec la Chine se sont gâtées en 2012, alors qu’elle a perdu son plus solide allié en Chine, Bo Xilai, membre de la classe dirigeante chinoise jusqu’à sa chute en mars 2012 et son exclusion du Comité central du Parti communiste chinois.

L’arrestation de Mme Meng Wanzhou de Huawei n’a pas amélioré les choses et les Desmarais semblent avoir perdu confiance dans Justin Trudeau qui, non seulement, a commis l’impair de procéder à son arrestation, mais a également saboté le projet de libre-échange entre les deux pays, en soulevant la question des Droits de l’Homme devant le président Xi Jinping.

L’entreprise représentée par Charest, Huawei, est réputée très proche de l’armée chinoise. Elle a été accusée d’espionnage industriel en Europe.

Des signes incontestables de ce désaveu sont visibles dans les récentes demandes d’Eddie Goldenberg, l’ancien principal conseiller politique de Jean Chrétien, et de l’ex-ministre libéral John Manley, qui viennent de proposer que le Canada conclue un « échange de prisonniers » avec la Chine, soit Mme Meng contre les deux Canadiens qui y sont détenus. Une proposition aussitôt rejetée par la ministre Chrystia Freeland. Déjà, l’ancien ministre libéral John McCallum s’était vu contraint de démissionner en 2019 de son poste d’ambassadeur en Chine, après avoir déclaré que Mme Meng avait « un dossier très solide » pour contester son extradition vers les États-Unis.

Aux yeux du clan Desmarais, Trudeau fils s’est laissé embobiner et enfirouaper par Trump. D’abord, en prêtant foi à la promesse du président américain de renoncer à la demande d’extradition de Mme Meng et d’exiger la libération des otages canadiens dans le cadre de la signature d’un traité commercial avec la Chine. Puis, en acceptant dans le nouvel ALENA une clause obligeant le Canada, dans l’éventualité d’un traité de libre-échange avec la Chine, à soumettre le traité à ses partenaires, tout en les autorisant à se retirer de l’accord avec un préavis de six mois.

L’alternative : le Parti Conservateur

Dépités par l’amateurisme du gouvernement Trudeau en matière de politique étrangère, le clan Desmarais et la myriade d’intérêts qui y sont rattachés se tournent vers l’alternative logique dans notre système politique : le Parti Conservateur.

Cependant, le Parti Conservateur n’est plus celui de Brian Mulroney sur lequel les Desmarais exerçaient une grande influence. C’est le Parti Conservateur de Stephen Harper et Andrew Scheer. Sous leur gouverne, les Conservateurs se sont montrés hostiles à la Chine. Stephen Harper a bloqué d’importants projets d’investissements chinois et des prises de contrôle d’entreprises canadiennes. Les troupes d’Andrew Scheer ont repris à leur compte la campagne de l’administration américaine pour interdire la participation de Huawei dans le développement futur du réseau 5G au Canada.

Huawei aurait volé la 5G à Nortel. Le vol de ces secrets industriels seraient en partie responsable de la faillite de l’entreprise, qui comptait près de 6000 employés au Québec.

Jean Charest promet un changement radical de politique. Le 11 décembre dernier, il critiquait sévèrement l’approche du gouvernement Trudeau à l’égard de la Chine. « Le Canada doit rapidement reprendre en main ses politiques face à la Chine et cesser de se les faire dicter par les États-Unis, qui poursuivent leurs propres objectifs », déclarait-il devant une assemblée des producteurs de porcs québécois, frappés durement par les mesures de rétorsion de la Chine.

Le Globe & Mail a révélé que Jean Charest donnait des « conseils stratégiques » à Huawei dans le dossier de l’extradition de Mme Meng et celui du réseau 5G, dans le cadre de ses fonctions chez McCarthy Tétrault, un bureau d’avocat qui compte comme clients, en plus de Huawei, de nombreuses entreprises chinoises d’envergure, notamment Aluminum Corporation of China (Chinalco), China Mining Resources Group Limited, CNOOC, Hanlong Group.

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Exit Trudeau?

Advenant l’échec de la prise de contrôle du Parti Conservateur par le clan Desmarais avec Jean Charest, reste la possibilité de se débarrasser de Trudeau fils avant le prochain scrutin.

[…]

>>> Lire l’article complet de Pierre Dubuc

Pour en savoir plus :

Jean Charest défend le régime de Pékin | JDM (journaldemontreal.com)

Des employés de Huawei ont collaboré avec l’armée chinoise sur des projets de recherche | La Presse

Huawei accusé d’espionnage aux Pays-Bas (lemonde.fr)

«Jean Charest s’est mis au service d’une compagnie qui fait de l’espionnage…», dit Loïc Tassé – Benoit Dutrizac – Omny.fm

Le Canada se serait fait voler la 5G | JDM (journaldemontreal.com)

Nortel peu présente à Montréal | La Presse

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