Mette Frederiksen, la première ministre danoise qui résiste à la noyade migratoire.
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Nationalisme décomplexé : Paul Saint-Pierre Plamondon doit s’inspirer de la gauche danoise

Eugène d’Estimauville de Beaumouchel >

Les élites progressistes du Québec adorent citer la Scandinavie en exemple. Prenons-les au mot et voyons ce que le Danemark a à nous proposer.

Dans cette monarchie constitutionnelle de moins de 6 millions d’habitants, ce sont les sociaux-démocrates au pouvoir depuis 2019 qui viennent de faire voter une loi prévoyant de renvoyer les demandeurs d’asile vers un pays non européen.

Le pays tiers n’a pas encore été sélectionné, mais il pourrait bien s’agir du Rwanda. Même si la demande du réfugié putatif était acceptée, il devrait rester dans ce pays à moins de circonstances exceptionnelles (Copenhague offrirait alors une compensation financière à l’État hôte).

Cela s’inscrit dans le cadre de l’objectif zéro demandeur d’asile sur le sol national de la première ministre Mette Frederiksen.

Frederiksen et Trump ont au moins un point en commun.

Cette décision relève du simple bon sens. Si le droit d’asile est une politique humanitaire tout à fait légitime qui remonte au Moyen Âge chrétien, les migrants économiques du tiers-monde ont appris depuis longtemps à profiter des failles du système, et ces fraudeurs nuisent aux réels réfugiés qui fuient la persécution politico-religieuse ou encore la guerre.

De plus, ce droit d’asile n’est pas un droit inconditionnel à l’immigration : les vrais damnés de la Terre devraient logiquement se réfugier dans le pays réputé sûr le plus proche, quitte à ce que les économies développées aident financièrement ce dernier.

Ils devraient également retourner dans leurs pays lorsque le contexte sécuritaire de leur contrée d’origine s’améliore.

Mettre fin à cet appel d’air migratoire aurait également pour avantage de décourager les migrants d’entreprendre de périlleuses traversées de la Méditerranée ou du désert de Sonora, par exemple. C’est donc la chose responsable à faire, même d’un point de vue strictement humanitaire.

Les Danois l’ont compris et c’est pour cette raison que toute une batterie de réformes visant à lutter contre l’immigration clandestine ont été prises au cours des dernières années : confiscation systématique des biens des migrants illégaux, montants versés aux étrangers pour qu’ils s’expulsent eux-mêmes, déghettoïsation énergique (ce qui inclut la démolition des HLM à problèmes), etc.

En outre, bien que décriée par les bonnes âmes, une telle approche est généralement populaire, y compris auprès des groupes que la gauche est censée défendre.

Il n’est bien sûr pas dans l’intérêt des travailleurs de faire venir des hordes de sous-prolétaires pour faire baisser les salaires. Les syndiqués commencent à le réaliser, contrairement aux syndicalistes. La pérennité du filet social dont dépendent les déshérités est également mise à mal par l’ouverture des frontières.

Selon le Prix Nobel d’économie Milton Friedman, immigration massive et État-providence sont mutuellement incompatibles.

En quoi est-il bénéfique pour les femmes blanches d’importer la sauvagerie sexuelle et la culture du viol du tiers-monde?

Le machisme afro-musulman ou latino-américain fait-il bon ménage avec les revendications LGBT?

Quel sort attend les Juifs dans les futurs écoles et quartiers islamisés des métropoles occidentales?

Là encore, il y a un fossé entre le bon sens populaire des individus appartenant à ces catégories sociales et l’idéologie suicidaire des élites qui prétendent les représenter.

Revenons maintenant à nos moutons.

L’actuel chef du PQ, Paul Saint-Pierre Plamondon, a tout un défi sur les bras : assurer la survie de sa formation après les élections de 2022.

Une avenue possible pour ce social-démocrate de plus en plus lucide (il évoque ouvertement la disparition du peuple québécois) est de calquer ses homologues danois et d’incorporer une bonne dose de national-populisme dans son discours et son programme de centre-gauche.

Natalité canadienne-française : PSPP mène par l’exemple.

Les parallèles entre le royaume nordique et le Québec sont nombreux : petites nations parlant des langues minoritaires que nombre d’immigrés ingrats refusent d’apprendre. Régimes parlementaires et unicaméraux. Sociétés post-industrielles, sécularisées et vieillissantes avec des programmes sociaux généreux.

Les Danois, conscients que la hausse de la natalité est leur seule planche de salut ethnoculturelle et économique, ont ainsi lancé d’audacieuses initiatives natalistes.

La recette semble avoir souri aux sociaux-démocrates de Mette Frederiksen et la mollesse identitaire d’un François Legault inféodé au patronat offre une chance à PSPP d’insuffler une pulsion de vie à son parti de boomers déphasés. Saura-t-il en profiter? La question reste entière.

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5 commentaires

  1. Les quebecois sont trop moux/fif/tapete. Qui ose me contre dire.

  2. Paul saint pierre-plamondon est trop moux.

  3. Paul Pierre St-Paul Plamondon (je suis toujours mélangé avec son nom….) est le poulin de Lucien Bouchard. (Et Plamondon a l’appui du gauchiste Gilles Duceppe.)
    Alors à mon avis, ne nous attendons pas trop à du politiquement incorrect de ce Monsieur.
    Opportunité perdue, comme vous dites, et pendant ce temps: notre peuple continue son déclin.

  4. Les quebecois sont trop moux/fif/tapete

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