Le fédéral punit les honnêtes propriétaires d'armes tout en faisant preuve de complaisance envers la mafia mohawk et les gangs de rue ultraviolents.
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Lorsqu’on criminalise les armes, seuls les criminels ont des armes

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La récente tuerie dans l’école texane de Uvalde, il y a deux semaines, a donné l’occasion aux militants pour la prohibition des armes à feu de rappeler qu’il y avait une augmentation sans précédent de la violence armée et des fusillades à Montréal. Le problème, c’est que la violence à Montréal est en fait un contre-exemple : les armes qui y sont utilisées sont illégales et les gangsters qui les utilisent n’ont que faire des lois. Pire, une mouvance culturelle bien connue fait la promotion ouverte de leurs crimes.

Violence à Montréal : criminalité et gangstérisme

Se rappelle-t-on, il y a près d’un an, de ce conseiller financier avare ayant été arrêté avec 249 armes de poing aux lignes américaines[1]? S’il fut attrapé et que ces armes illégales furent saisies, on peut logiquement affirmer que beaucoup avant et après lui ont dû réussir à les faire écouler sur le marché noir.

Le gouvernement Trudeau a interdit les « armes de type militaire » en 2020, mais a exempté les autochtones de la loi!

Nous savons que la majorité de celles-ci passent par la réserve Mohawk de Akwesasne, située entre les États-Unis, l’Ontario et le Québec. La zone est devenue une véritable passoire et l’ambassade américaine d’Ottawa est allée jusqu’à accuser les douaniers canadiens d’avoir « peur des Mohawks »[2].

La violence à Montréal est donc une affaire de criminalité, de gangstérisme et de porosité de nos frontières, pas une question de réglementation des armes à feu. Dans une majorité écrasante, les citoyens honnêtes disposants des permis appropriés n’utilisent pas leurs armes pour régler leurs comptes dans la rue.

Le principe même de la criminalité est la transgression des lois, et celui qui est prêt à assassiner sera forcément prêt à risquer l’achat d’une arme au noir… surtout s’il en contrôle déjà le commerce.

Culture hip hop : normalisation mondiale du gangstérisme

Maintenant, il semble ironique qu’on soit aussi fervent à gauche dans cette idée de prohiber les armes à feu, considérant les liens de celle-ci avec des milieux culturels où elles sont omniprésentes. En effet, une autre « culture des armes à feu » que celle des conservateurs alimente fortement ces violences de rue : le hip hop et sa promotion incessante de la criminalité et du gangstérisme.

Depuis 2014, les juges néo-écossais doivent prendre en compte l’origine ethnique et faire preuve de clémence envers les criminels noirs et ce « modèle » inspire Ottawa.
[…]

En Angleterre, où on légifère les armes à l’extrême, le phénomène est tout de même présent avec un usage démesuré des armes blanches. Ce qui avait donné naissance au meme “Oi mate, Yu got a loicense for that knoife? », qui évoque le besoin toujours grandissant du gouvernement à légiférer au fur et à mesure que les gens se trouvent des alternatives en matière d’armes.

En bref, le type de violence auquel on assiste à Montréal n’est pas lié aux dispositions réglementaires sur les armes à feu. Il est identifiable et le résultat d’une culture qui fait une promotion décomplexée de la violence depuis des décennies. Elle n’a rien à voir avec le concept du droit citoyen de posséder une arme, qui est un concept politique tout à fait raisonnable et respecté par des citoyens honnêtes qui ne se tuent pas entre eux.

[…]

>>> Lire le texte complet de Philippe Sauro Cinq-Mars

Pour en savoir plus :

Interdiction des armes d’assaut: l’exemption aux Autochtones dérange | Le Devoir

Quand la justice se «racialise» | Hélène Buzzetti | Chroniques | Le Droit – Gatineau, Ottawa

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