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Mariage forcé : L’immigration amène les moeurs islamiques au Québec

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La police et la direction de la protection de la jeunesse (DPJ) ont sauvé une adolescente d’un mariage forcé organisé par un imam à Victoriaville cet été. Lorsque la jeune fille s’est enfuie de chez elle, c’est chez une famille de réfugiés du coin qu’elle a trouvé asile, ce qui a provoqué un affrontement dans la communauté. Ses protecteurs se sont confiés à La Presse. Récit d’un sauvetage.Publié le 09 septembre 2019 à 5h00

L’adolescente est entrée en coup de vent dans l’appartement de la famille Al-Atrash*, sans cogner. Des gens étaient à ses trousses. Elle semblait terrorisée, à bout de souffle. Elle avait besoin d’un endroit où se cacher. Tout de suite.

« Ma famille veut me frapper, ma famille veut me frapper », répétait-elle. Les résidants des lieux ont voulu la calmer, lui offrir un verre d’eau. Ils n’arrivaient pas à comprendre pourquoi elle faisait irruption ainsi chez eux. Mais ils voyaient bien qu’elle était partie dans l’urgence, sans même prendre le temps de mettre ses souliers.

Puis la porte d’entrée s’est ouverte à nouveau. Six personnes ont fait irruption dans le modeste logement à la suite de la jeune fille. Sa mère, ses frères, son fiancé dans la vingtaine, ainsi que deux amis de ce dernier. Ils semblaient furieux, enragés, agressifs.

L’adolescente en fuite s’est précipitée dans une chambre et a verrouillé la porte. Sa mère criait : « Je veux ma fille ! » Son fiancé a pris son élan et commencé à donner de grands coups dans la porte de la pièce, qu’il a réussi à défoncer.

La jeune fille traquée tenait bon, appuyant son dos contre la porte brisée et poussant de toutes ses forces avec ses jambes sur le lit devant elle, pour bloquer l’entrée. « Je ne veux pas sortir ! », criait-elle.

Bousculade et corps à corps

Les six membres de la famille Al-Atrash se sont interposés devant les intrus. Le père Al-Atrash criait au fiancé : « Mais qu’est-ce que tu fais ? »

Une bousculade a éclaté. Cris, corps à corps, cheveux tirés, chutes : le fiancé a été blessé à une main. Enceinte, la mère Al-Atrash a été poussée violemment, ce qui lui a causé des douleurs au ventre qui l’ont menée à l’hôpital.

J’avais vraiment peur, ce n’était pas facile. Tout le monde pleurait.

– Amira, la fille aînée de la famille Al-Atrash

(La Presse a modifié le nom des membres de la famille, car la Loi sur la protection de la jeunesse interdit de publier toute information qui permettrait d’identifier la victime dans cette affaire ou ses parents.)

Amira connaissait l’adolescente en fuite. Elles étudiaient dans des écoles secondaires différentes, mais comme leurs familles avaient fui le même pays du Moyen-Orient pour s’établir en tant que réfugiés dans le même quartier à Victoriaville, elles s’étaient liées d’amitié. Amira ne connaissait pas tous les détails de la vie intime de son amie. Mais elle savait qu’on voulait la forcer à épouser un homme dans la vingtaine. Et que la jeune fille ne voulait rien savoir de lui.

L’histoire du mariage forcé auquel était destinée l’adolescente a été révélée vendredi matin par l’animateur Paul Arcand sur les ondes du 98,5 FM. Le lendemain, les six membres de la famille Al-Atrash ont accepté d’accorder une entrevue à La Presse dans leur petit salon. Ils ont raconté pour la première fois cette journée tendue d’avril dernier et les déchirements qu’elle a provoqués dans la communauté musulmane du Centre-du-Québec.

Cinq mois plus tard, alors qu’ils se remémorent le tout, le cadre de la porte de leur chambre à coucher affiche encore des marques de violence.

Escorte policière

Dans le chaos ambiant, en cet après-midi d’avril, le père Al-Atrash avait réussi à joindre le père de l’adolescente au téléphone. « Je lui ai dit qu’il parle à son monde, que je ne voulais pas de problèmes », se remémore-t-il. Finalement, un des frères de l’adolescente en fuite a convenu qu’il n’était pas acceptable d’envahir ainsi la maison des gens. Il a fait sortir sa bande. La dispute s’est déplacée dehors. L’adolescente refusait toujours de sortir, et les Al-Atrash faisaient écran pour la protéger.

Les patrouilleurs du poste de la Sûreté du Québec (SQ) de Victoriaville, accourus sur place, avaient bien du mal à comprendre ce qui se passait.

« Les policiers ont été appelés pour une altercation impliquant une vingtaine de personnes », raconte la sergente Ingrid Asselin, porte-parole de la SQ.

D’autres membres de la communauté s’étaient mêlés de la dispute. La situation était confuse. « Les policiers parlaient français, mais tout le monde ici parlait arabe », se souvient le père Al-Atrash, qui suit des cours de francisation depuis son arrivée au Québec en 2016, mais qui peine encore parfois à se faire comprendre.

Après avoir démêlé un peu l’histoire, les policiers ont fait un signalement à la direction de la protection de la jeunesse.

– La sergente Ingrid Asselin, porte-parole de la SQ

Le jour même, l’adolescente a été sortie de son foyer pour être placée dans une famille d’accueil, parce que les intervenants jugeaient que son développement et sa sécurité étaient menacés. La police a escorté les intervenants de la DPJ jusqu’à destination, pour s’assurer qu’ils n’étaient pas suivis.

L’adolescente a demandé elle-même à être placée en famille d’accueil jusqu’à sa majorité, tant elle craignait sa famille. L’affaire s’est déplacée devant le tribunal de la jeunesse, où les parents et le futur époux ont plaidé pour qu’elle reste avec eux.

Contrôle total

La preuve entendue en cour a révélé que la DPJ suivait la famille depuis un an, pour mauvais traitements psychologiques et physiques. En 2018, alors qu’elle n’était âgée que de 15 ans, l’adolescente avait été promise à un garçon dans la vingtaine, même si elle ne l’aimait pas. Ses parents avaient collecté une dot de plusieurs milliers de dollars en échange de sa main.

Un imam avait signé le contrat de mariage. Il ne restait que la réception à organiser. La fête devait se tenir en mai 2019. L’adolescente fréquentait toujours l’école et habitait chez ses parents, mais elle était déjà sous le joug de son conjoint imposé.

>>> La suite de l’article de Vincent Larouche.

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2 commentaires

  1. Mais que vont faire les autorités avec les envahisseur de ce logement paisible la porte brisée et la dame de la maison enceinte bousculé sévèrement.

  2. Voici ce qui s’en viens pour tout le Canada au complet mais personne ne semble le voir ou s’en apercevoir et le Canada ne sera plus un pays de ou vivre en paix est possible puis que l’islam va encore foute le bordel comme partout ils se sont imposés

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